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vendredi 30 juillet 2010
C’est en Espagne, à Madrid mais surtout à Séville qu’elle part chercher l’esprit et la pratique de l’enseignement du flamenco auprès des grands maîtres pendant douze ans (Angel Torres, Carmen Cortes, Ciro, Farruco, Juana Amaya, Manolo Marin, Angelita Vargas, Manuel Soler… ) Elle travaille comme danseuse dans plusieurs spectacles en France, Suisse, Etats-Unis, Espagne parmi lesquels le spectacle FUEGO au Théâtre du Châtelet avec la compagnie Antonio Gades (Paris,1989).
En 1997, Cécile APSÂRA danse à la Féria de Séville avec Angelita Vargas. Elle travaille avec Rafael Amador “Pata Negra” sur des projets de création et s’occupe de la gestion culturelle du guitariste Pedro Bacan (Séville, 1996-97). Elle est invitée régulièrement à donner des stages et des cours de flamenco à Séville, à Genève aux Ateliers d’Ethnomusicologie dans le cadre des stages “La croisée des Cultures” au côté de Carmen Ledesma, et à Paris.
Avec SOLEÁ DE LA DAMA, créée à Séville en 1996, Cécile Apsâra pousse toujours plus loin, dans l’esprit d’une recherche de mouvements chorégraphiques nouveaux, la rencontre du théâtre et de la danse flamenca, en les faisant reflets du monde actuel : la pièce inspirée de La Dame aux Camélias, héroïne romantique par excellence, qui s’incarne dans la soleá, un type fondamental du flamenco expression de la solitude : soledad en espagnol.
En 1997 toujours à Séville, elle crée SECRET ARIA. En 1998, elle revient s’installer à Paris où elle produit ses deux créations (Théâtre Dunois, Café de la Danse, Estivales Danses 2000 à Mogador). En 2000, elle choisit de s’installer à Rennes où elle poursuit sa recherche chorégraphique et enseigne la danse flamenca. En 2001, elle est chargée de la chorégraphie du spectacle RACINES VAGABONDES de Patrick Massé présenté au Vieux St Etienne à Rennes, spectacle où elle est à la fois danseuse et cavalière. Cette rencontre lui a permis d’aborder l’expression dansée à cheval.
En 2002, elle crée DON JUAN FLAMENCO un spectacle de flamenco traditionnel qui s’inspire du mythe de Don Juan. L’univers poétique du flamenco l’illumine, où se mêlent toutes valeurs antagonistes : la passion et la mort, le plaisir et le châtiment, le profane et le sacré... Ces dernières années à Rennes, elle a poursuivi son travail de création chorégraphique dans plusieurs spectacles : CABARET FLAMENCO, un spectacle de flamenco traditionnel ; FLAMENCO DE GRAND CHEMIN présente la lecture d’une lettre de Mérimée avec guitare et danse flamenco, une rencontre entre littérature et flamenco, festival Les Scriludes.
Elle crée et interprète la chorégraphie CASA BAR, flamenco sur musique bretonne avec le groupe KENDIRVI, notamment dans le cadre de Yaouank sur la scène du Liberté en 2004.
Avec PASSION ARIA sa recherche s’est concentrée sur la suite du spectacle SECRET ARIA, en particulier avec le grand maître Manuel Soler avec qui elle crée les dessins rythmiques du spectacle. Réunissant artistes rennais, parisiens et andalous, PASSION ARIA a été créé en 2005, à St Avertin à côté de Tours (37), Pôle Sud à Chartres de Bretagne (35) et au Carrré-Sévigné à Cesson-Sévigné (35).
La création de ¿FLAMENCO ? a eu lieu à la Maison du Champs de Mars à Rennes en novembre 2005. Cette conférence dansée multimédia a été ensuite représentée pour le Lycée Jean Guéhenno au Théâtre Victor Hugo à Fougères (35) en décembre 2005, puis dans le cadre du Festival Babel Danse, organisé par la MJC du Plateau à St Brieuc, en fevrier 2006.
Cécile Apsâra s’est aussi tournée vers le cinéma d’animation en créant une chorégraphie pour le film LE CID d’Emmanuelle Gorgiard sur une musique de Titi Robin. Elle y a contribué en apportant son savoir-faire pour former les animateurs des marionnettes, enregistrer les sons des pieds et des mains et aider à concevoir les postures et mouvements pour les rendre “flamencos”. Ce film a été diffusé sur la chaîne ARTE en octobre 2006.
En 2006, elle travaille avec le comédien Guillaume Doucet, le guitariste Steven Fougères et le percusioniste Jean-Marie Nivaigne autour des lettres du peintre Nicolas de Staël. Cette rencontre a produit la création du spectacle ENTRE TIERRA Y CIELO représenté au Musée de Beaux-Arts de Rennes et au Théâtre de la Paillette en juin 2006.
Après dix ans passés en Espagne à Madrid et surtout à Séville, Cécile Apsâra fait partie de cette nouvelle génération d’artistes en Europe qui, tout en préservant son identité culturelle va puiser dans d’autres cultures afin de tisser un langage commun. Ses inquiétudes artistiques l’amènent à explorer l’univers du flamenco et en particulier celui du baile. Ses connaissances théâtrales et musicales lui permettent de tirer parti au mieux des longues heures d’observation du monde flamenco. Elle se plonge dans la vie et les coutumes d’un pays afin d’en comprendre l’essence. Elle est acceptée et intégrée dans plusieurs familles d’artistes gitans (Pedro Bacan, Angelita Vargas, Rafael Amador) et tente avec eux de sortir le flamenco de son ghetto.